2007 sans Sarkozy

07 mai 2007

Perdre l'occasion de sentir une élection.

Au vu des résultats du 6 mai, doit-on parler de la défaite de Ségolène Royale ou bien de la Victoire de Nicolas Sarkozy?
Assurément des deux. Mais il semble bien qu'avec un tel taux de participation, l'avance plus que confortable du candidat UMP et la clarté d'un programme rabâché depuis 3 mois, les français ont approuvé, désiré même, que Nicolas Sarkozy devienne président. Et ce en dépit des mises en gardes et des analyses qui essayaient- en vain - de montrer la dangerosité de Nicolas Sarkozy.
Cette victoire de Sarkozy, c'est le point d'honneur ultime d'une génération qui aura complètement étouffé celle qui suit. On  le sait, le vote Sarkozy est majoritaire chez les seniors. Et, en ce sens, Sarkozy est avant tout élu par les baby boomers aujourd'hui à la retraite, ou pas loin. Une génération qui a connu les trente glorieuses, qui a "fait" mai 68, connu la libération sexuelle, s'est enrichi par la suite, accessoirement ne s'est pas privée pour polluer la planète,  et qui s'est portée en modèle castrateur de la génération suivante, en gros ceux qui sont nés entre 1968 et 1980. Et pour refermer la parenthèse, donc, ils ont élu celui qui justement veut "liquider l'héritage de mai 68". Pour nous laisser à nous, trentenaires et quadragénaires, le soin d'à nouveau retrousser les manches, travailler plus pour gagner plus: en gros montrer ce que nous savons faire. Parce que c'est vrai que jusqu'à maintenant, on nous avait un peu mâché le travail, n'est-ce pas?
Bien évidemment, l'électorat de Nicolas Sarkozy se retrouve dans toutes les classes d'âge, et il ne faudrait pas minimiser l'attrait qu'à eu son discours auprès notamment des classes populaires, notamment en mettant en avant "les problèmes de l'immigration", le marronnier ultime.  Il n'empêche que cette victoire reste à mes yeux celle des grand parents qui veulent  faire "voir la vie" à leurs enfants et petits-enfants (mais comme on ne paiera plus de doits de succession, on aura le pactole pour nos vieux jours, c'est chouette !). Je vous le dis, ce n'était pas la meilleure idée de naître en 1969.
La défaite de Ségolène Royal, s'explique aussi par les erreurs depuis 5 ans du premier secrétaire du parti socialiste.
Logiquement cette élection n'était pas perdable : le candidat de l'UMP était numéro deux d'un gouvernement au bilan plus que contrasté, passablement détesté, et défendant un programme qui ne mettait pas vraiment le social en avant, c'est le moins que l'on puisse dire. En outre, les élections régionales de 2004 laissaient à penser qu'effectivement le Parti Socialiste avait repris des couleurs après la débâcle de 2002.
Mais c'était sans compter sur l’inaptitude de François Hollande d’élaborer une stratégie claire et de mener un parti d’une main de maître. En cinq ans d’opposition on n’a guère entendu le parti socialiste. Il était presque inexistant pendant les manifestations contre le CPE. Il a fallu attendre 4 ans avant d’élaborer à la hâte un projet bancal et au fond pas très moderne. Et du coup, se trimballer ce même projet avant la désignation d’un candidat. Faire des primaires fratricides trop tôt. Laisser la candidate désignée en campagne pendant six mois, qui a du, malgré ses désirs de modernisme et d’affranchissement, quand même broder autour du dit projet – seul lien fédérateur entre des éléphants qui n’ont plus à travailler ensemble.  

Et puis, quoi ?  En face, l’UMP était une machine de guerre quasi indéfectible. Même les chiraquiens le plus rétifs ont fini par rallier Sarkozy. Au PS, François Hollande n’a cessé de vouloir faire la synthèse entre Fabius-Mélenchon-Emmanuelli d’une part, les jospiniens historiques (Vaillant/Delanoë) et les Sociaux démocrates (DSK/Bartolone) d’autre part. Autant dire concilier l’inconciliable.

Enfin, on ne m’ôtera pas de l’idée qu’au moins un ou deux pourcent d’électeurs prêt à voter à gauche, n’était pas prêts à élire une femme présidente. Oh, bien sur ils ne l’avoueront jamais. Ils diront plutôt que Ségolène, ils ne peuvent pas la sentir, trop pimbêche, trop bourgeoise, trop gourde surtout, quelle incompétence, n’est-ce pas ? Et d’ailleurs elle a perdu, c’est bien pour quelque chose !

 

Alors, aujourd’hui, évidemment, je suis très triste. Et aussi un peu en colère.

Certes, je mise un l’espoir d’un dernier sursaut pour les législatives, mais je n’ai plus trop d’illusion. Elles ne peuvent être gagnées que s’il y a alliance avec le Mouvement Démocrate de Bayrou, autant dire que le PS est plutôt prêt à se tirer une balle dans l’autre pied.

 
Quand à moi, j’arrête ce blog aujourd’hui. Il s’appelait « 2007 sans Sarkozy », force est de constater que ce sera avec. Je rouvrirai peut-être un autre blog, que je signalerai ici. En attendant, je vais non pas me reposer pour habiter une fonction mais vaquer à d’autres occupations. Merci aux 20000 visiteurs d’avoir jeter un œil ici. Je laisse les commentaires ouverts.

 

Continuez à voter, à ne pas regarder TF1, lire les blogs, le canard enchaîné… Gardez l’esprit critique, vous en aurez bien besoin.

A bientôt.

 

Pascal.

 

 

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04 mai 2007

Allez, une dernière saloperie pour la route.

Il n'aura reculé devant rien. La publication de chiffre de la délinquance à la baisse deux jours avant le deuxième tour. Alors que la victoire est à portée de main. Et  lui qui vantait l'efficacité de la modestie, aux Etats Unis. Le règne de la manipulation va pouvoir continuer.

Posté par 2007sanssarko à 17:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

Eviter une défaite Royale.

Le débat est passé. Les lignes ont sûrment peu bougé. Ségolène s'est bien défendue. Sarkozy l'a bien joué. Tout a été dit. Je ne rajouterai pas de glose. J'aurais eu au moins une satisfaction : pour une fois Sarkozy connaissait la contradiction, celle que tous les journalistes lui ont refusé à la télévision (à la Radio, il y heureusement Demorand).
J'ajoute que pour une fois je serai d'accord avec la reine du zygomatique Arlette Chabot :il faut deux débats pour l'entre deux tours. Avec des thèmes différents. Histoire que l'international, l'europe, les instiutions ne passent pas à l'as à chaque fois. Histoire qu'il n'y ait pas de sujets survolés. Et dans l'ensemble, il faut plus de débats entre les candidats y compris du premier tour, et, du coup, peut-ête effectivement revoir les règles du CSA (par exemple maintenir l'égalité parfaite sauf en cas de débats entre candidats).

Revenons à DImanche prochain, commençons le bilan de cette élection. Il n'y a pas eu vraiment de suprise au premier tour.
L'affiche du deuxième tour est bien celle annoncée depuis l'été dernier. Tout juste avons-nous connu des micros surprises. Le score de Bayrou, mais il était annoncé depuis plusieurs semaines déjà, le faible score de Le pen, et surtout la très forte participation.
Nous pourrions nous attendre alors à une surprise pour le second tour.
Une victoire de Ségolène Royal, serait LA surprise;
Elle serait aussi un miracle. Et sincèrement, il n'y pas vraiment de raisons d'espérer.
En revanche, un score de Sarkozy supérieur à 55% serait une réelle surprise pour un candidat issu d'une majorité au pouvoir depuis 5 ans et qui a subi de récents échecs électoraux (les régionales et européennes en 2004).
Ce serait  aussi, vous l'imaginez bien, une victoire enivrante pour celui qui attise des peurs, des inquiétudes, des haines mêmes, qui, toutes légitimes fussent-elles, n'ont manifestement pas eu l'effet escompté.
Une victoire écrasante, un pouvoir autocratique, égocentrique, un pouvoir à la trique.
Cette surprise, est en fait à portée de main pour Nicolas Sarkozy.
55, 56, voire 57%, un score jamais atteint, même, dans les sondages.
Il ne tient qu'aux indécis, aux abstentionnistes de tout poil qui ont voté pour l'extrême gauche et pour Bayrou de mettre un peu leur fierté de côté, et de mettre un bulletin Ségolène Royal dans l'urne afin d'éviter une débandade véritablement dramatique. Et pas seulement pour la gauche.
Car si Bayrou a fait un score historique au premier tour, son courage de l'entre deux tours risque de l'embarquer vers une traversée du désert paradoxale. Pour qu'il ait la place de créer un parti démocrate, véritable centre social-démocrate, encore faut-il que Sarkozy, tel Attila (pas Schivardi, hein) n'ait pas tout rasé sur son passage.
A l'inverse, une petite victoire de Sarkozy pourrait même lancer une dynamique Social démocrate, dès les législatives de Juin, et, du coup, imposer peut-être une cohabitation (par le jeu des triangulaires), préférable à la toute puissance Sarkozienne.
Pour ces raisons, il ne faut pas se démobiliser, il faut faire aussi un acte civique.


Il faut voter Ségolène Royal le 6 mai Prochain



Rendez-vous Lundi pour la fermeture du blog.

 

Posté par 2007sanssarko à 09:27 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

02 mai 2007

Le grand soir à la télé

Le Tout sauf Sarkozy, ça ne marche pas.
Le Tout pour Ségolène, ça ne marche pas non plus.
Citer Sarkozy dans le texte, ça ne fait pas ciller un poil.
Expliquer le pacte présidentiel de Ségolène, ça vous en touche une sans réveiller l'autre.
Relater les pressions de Sarkozy aux medias, ça vous fait passer pour un conspirationiste honteux.
Evoquer le machisme flagrant envers Ségolène, ça vous fait passer pour un menteur.
Suggérer que Sarkozy à la tête de l'Etat pourrait être un danger, ça commence à raser les indécis.
Essayer de convaincre qu'il faut voter Ségolène, ça commence à barber les indécis.
Railler les soutiens people de Sarkozy, ça vous fait passer pour un bobo élitiste qui n'aime pas le peuple
Vanter les soutiens people de Ségolène, ça vous fait passer pour une groupie à "l'américaine, que même si c'est ça la politique, bonjour le niveau".

Alors moi j'en ai marre.

Ségolène, démerde toi pour montrer ce soir, au débat, que t'es meilleure que lui et obtiens 50,1 % dimanche prochain, point barre.



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01 mai 2007

En mai, jusqu'à maintenant, tu faisais ce qu'il te plaisait.

La diatribe anti-mai  68 de Nicolas Sarkozy dimanche dernier à Bercy, est bien le reflet de ce qui nous attend : la revanche des nantis à la fois sur le peuple, n'boulions pas que la moitié de la France était en grêve en 1968, et aussi sur "l'élite intellectuelle de gauche", relais médiatique du mouvement.
Les mesonges proférés par le futur  président de la République lors de cette grand messe sont nombreux, et parmi eux, celui ci :
"Voyez comment l’héritage de mai 68 a introduit le cynisme dans la société et dans la politique.
Voyez comment le culte de l’argent roi, du profit à court terme, de la spéculation, comment les dérives du capitalisme financier ont été portés par les valeurs de mai 68.
Voyez comment la contestation de tous les repères éthiques, de toutes les valeurs morales a contribué à affaiblir la morale du capitalisme, comment elle a préparé le terrain au capitalisme sans scrupule et sans éthique des parachutes en or, des retraites chapeaux et des patrons voyous, comment elle a préparé le triomphe du prédateur sur l’entrepreneur, du spéculateur sur le travailleur."
Tout ceci prononcé sans rire devant tous les patrons du cac 40 amis du futur chef de l'Etat.
Arrivé à un tel point de manipulation de l'Histoire, comment faire face? Comment a-t-il pu embrigader plus de 11 millions d'électeurs, et comment est-il possible qu'il ramasse la mise dimanche prochain?
Comment peut-on réfuter le fait que les médias sont à la botte de Sarkozy quand 5 jours avant le second tour des présidentielles TF1 passe une "enquête" sur "Faux chômeurs, Rmistes fraudeurs et malades imaginaires : enquête sur la France qui triche."  ?
Mais revenons à la "liquidation de mai 68". Le terme est fort, et moi qui suis né en 1969, je me sens visé. Mes parents ont connu l'espoir de l'après Mai 68, le début de certaines libertés. La fin progressive de la censure à la télévision.
La liberté sexuelle. Le divorce à consentement mutuel. La fin de la répertoration de l'homosexualité comme une maladie (non génétique à l'époque). Même George Pompidou avait  compris le changement de 68.
Alors revenir avant 1968, pour quelqu'un qui pense que les conservateurs sont du côté des socialistes, ça me ferait marrer si ce n'était pas aussi dangereux.
On l'a compris. Sarkozy ne sera pas le président de tous les français.
Ainsi va la démocratie.

Ps : un des slogans de mai 1968 était "l'imagination au pouvoir" et l'on comprend pourquoi Nicolas Sarkozy déteste à ce point mai 1968. D'imagination, il en est dépourvu. Lui qui refuse de se remettre en question. Lui qui n'imagine même pas qu'on l'on puisse perpétrer des horreurs sans que cela puisse être génétique. Avec Nicolas Sarkozy nous aurons le président de la république le moins capable d'imaginer que les choses ne se déroulent pas comme prévu. Par conséquent, la France risque de se réveiller avec le président le plus dogmatique qui soit.

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29 avril 2007

Royal-bayrou : des hauts et débat

A une semaine pile de la date fatidique, qui risque d'annoncer mon pire cauchemar dès 20 heures, revenons sur cet entre deux tours complètement baroque, et tellement excitant.

Cela faisait plusieurs semaines, déjà, qu'il devenait évident que Ségolène Royal devrait tenir compte des électeurs de François Bayrou, et peut-être même composer avec lui pour gouverner. Lorsque j'en fis part dans un courrier à Libération, je me suis pris une volée de bois vert par les lecteurs.

Et pourtant, l'on voyait déjà ce qui s'est passé : une translation d'électeurs. L'aile droite des électeurs du PS, les sociaux démocrates votant pour Bayrou, les électeurs de la gauche de la gauche, le 21 avril en tête, jouant le vote utile, se sont déplacés vers Royal. D'où cet assèchement,  que dis-je,  cette lyophilisation de l'extrême gauche... et le résultat spectaculaire de François Bayrou.

Et spectaculaire, il l'est à plus d'un titre. N'a-t-on jamais vu un perdant de premier tour prendre autant de place au second?

Cette semaine passée est quand même un événement sans précédent. C'est la première semaine, ou presque, depuis le 14 janvier, que Nicolas Sarkozy n'a pu mener la danse. Pis. En refusant le débat avec François Bayrou, en laissant la porte ouverte au fait qu'il eût exercé des pressions sur les journalistes pour que le débat Royal-bayrou n'ait pas lieu (ce qui est peut-être faux, mais ce qui met à jour la méthode Sarkozy, d'ailleurs l'affaire Plantu le prouve), en raillant enfin sans vergogne le débat le plus moderne que la politique française ait connu, Sarkozy, ex-chantre de la rupture, apparaît de manière inédite comme un conservateur de premier ordre. Ringardisé, dit Birenbaum.

Et que voit-on par ailleurs? Une Ségolène Royale pugnace, assurée,  qui n'a jamais aussi bien parlé, et qui a réussi trois prestations en une semaine - « à vous de juger » sur France2, son meeting de Lyon où elle prouvé qu'elle pouvait surpasser ses difficultés oratoires pour emmener les foules, et donc ce fameux débat avec François Bayrou.

Qu'en est-il ressorti de ce débat ? Au delà de la différence réelle sur les programmes économiques, et des convergences certaines sur les institutions, il est surtout apparu que la politique autrement, était plutôt du côté de Bayrou et de Royal que de Sarkozy. Et puis, il est devenu évident que les valeurs, celles de solidarité et d'humanisme étaient communes aux deux candidats.

En s'excluant de ces débats, en fait, Sarkozy a montré sa vraie nature : égoïste et peu soucieux de la démocratie.

Est-ce que la semaine qui reste suffira à inverser la tendance? Je ne le crois guère.

Mais je note que Ségolène Royal ne lâchera pas l'affaire, et que le débat de mercredi prochain risque d'être particulièrement incisif. C'est ce qui fait la différence d'ailleurs entre Royal et Jospin, je parle de celui de 1995. Certain d'être battu par Jacques Chirac, l'ex premier ministre a voulu un débat feutré,  histoire de placer ses pions pour la prochaine présidentielle. On a vu ce que ça a donné. Là, on voit bien que Royal se moque éperdument de l'avenir du PS, qu'elle sait qu'en cas de défaite elle risque de disparaître du paysage politique, et que seule compte pour elle la victoire. Elle jouera la gagne jusqu'au bout. Sans s'occuper des frilosités de l'appareil, et notamment de son compagnon.

Elle a transformé ses désirs d'avenirs en devoir de victoire.

Ce sera serré.

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23 avril 2007

Résultat du premier tour : c'est un peu l'amer à boire.

Dans le désordre, voici toutes mes réflexions sur le résultat du premier tour des présidentielles 2007.

Le taux de participation historique est la conséquence directe du 21 avril 2002.

Le 21 avril 2002, d’ailleurs, a complètement dirigé ce scrutin.

Les abstentionnistes des élections précédentes n’étaient pas forcément de gauche, comme on a pu le dire assez souvent. Au regard des résultats, on peut penser que les abstentionnistes sont de tous les bords, sauf peut-être celui de Le Pen.

Cette élection était clairement celle de trop pour Arlette Laguiller et Jean Marie Le Pen.

François Bayrou a réussi son pari, mais à moitié quand même. C’est lui la clé du second tour, c’est peut-être lui qui a renforcé le vote utile à gauche. A partir du moment où il piquait des voix Royal, ceux qui étaient prompts à voter pour un petit candidat se sont reportés sur Ségolène Royal

Les bobos gauchos qui ont voté Bayrou ont pris le risque d’ouvrir un boulevard à Nicolas Sarkozy.

Olivier Besancenot va prendre la tête de la gauche antilibérale, le parti communiste est mort.

François Hollande n’a toujours pas compris que le parti communiste était mort et que la seule alliance possible  pour gagner c’était avec Bayrou.

Je suis satisfait que le PS soit au second tour, que le score de sa candidate soit plus qu’honorable, néanmoins, je pense que cela ne sera pas suffisant.

François Hollande sera le seul responsable de la défaite de Ségolène Royal.

Nicolas Sarkozy a gagné plusieurs de ses paris : il est très largement en tête, il a réussi à capter à peu près 1 million de voix du Front National (pour cela, il y a mis du sien, reconnaissons le, en piquant tous les thèmes chéris de Le Pen), il est à plus de 30% score historique pour un candidat de droite, surtout de droite dure, il est enfin archi favori pour le deuxième tour. Gageons même qu’il a dû ressentir une légère érection à la vue des résultats.

Plus de 11 millions de français se sont laissé berner par 5 ans de communication non interrompue sur toutes les chaînes de radio et de télévision de France et de Navarre.

Plus de 11 millions de français souhaitent donc travailler plus pour gagner plus.

Plus de 11 millions de français considèrent que ce n’est pas un problème qu’il y ait un ministère l’immigration et de l’identité nationale

Plus de 11 millions de français tolèrent spontanément que leur futur président croit que la pédophilie et le suicide des jeunes « c’est génétique ».

Pour que Ségolène Royal batte Nicolas Sarkozy, il faudrait surtout que les électeurs de Bayrou ne se reportent pas sur l’ex ministre de l’intérieur. Et pour cela, il faudrait un appel clair du Président de l’UDF vers Ségolène Royal. Pour cela, il faudrait un accord de gouvernement.

Autant dire que c’est mal barré.

Il ne reste plus qu’à essayer de réduire au maximum l’écart. Si Sarkozy est élu avec 50 et des poussières, tout deviendra encore possible aux législatives de Juin.

Sinon, on n’est parti pour une bonne décennie d’enfer.

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20 avril 2007

La pénibilité du pénultième jour

À l’avant-veille du premier tour, je ne me sens ni faire un billet corrosif anti Sarkozy, comme j’ai pu le faire à maintes reprises, ni m’évertuer à montrer combien le vote Bayrou ne menait nulle part, d’ailleurs Jean-Marie Colombani s’en est chargé à ma place, et je pense que ça a eu plus d’impact. Je ne me sens pas non plus aujourd’hui faire la promotion du programme de Ségolène Royal, après tout vous ne venez peut-être pas ici pour ça, et puis le programme on le trouve sur le site du PS, et puis vous devez bien être décidés, là, maintenant à l’heure qu’il est, non ? (on me souffle que pas encore tout à fait pour 30% d’entre vous).

C’est que cette campagne électorale, que je mène bien au chaud derrière mon écran (BACDME pour les initiés), m’a quand même épuisé. Certes moins que les candidats, sorte de mutants physiques, qui ont une capacité à encaisser assez inimaginable. C’est qu’il faut sacrément en vouloir pour devenir Président de la République, un job pas très bien payé, avec beaucoup de responsabilité et qui accorde assez peu de privilèges, au fond, par rapport à celui de dictateur d’Afrique, ou mieux encore, grand leader en Corée du Nord. Et cette force physique et mentale, dont ont fait preuve Sarkozy, Bayrou et Royal, me laisse un peu admiratif, je dois l’avouer.

Mais revenons à l’auteur de ce blog, pour une fois. Épuisé disais-je. Car, même si j’ai pris un plaisir fou à écrire la centaine de billets qui jonchent ce blog, l’anxiété liée à la possibilité de victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, anxiété forcément ravivée à chaque acte d’écriture, a vidé l’énergie d’un homme qui, ironie du sort, se lève tôt.

D’autant que sans cesse se pose cette question : à quoi sert ton blabla ? Qui espères-tu convaincre ?

Depuis six mois, il y a eu 12 000 visiteurs, ce qui est assez peu, somme toute. Parmi ses 12 000 visiteurs, beaucoup sont arrivés ici par hasard, en tapant dans Google des mots qui n’avaient rien à voir avec le sujet. Beaucoup viennent en recherchant de l’anti sarko. Ils sont donc déjà convaincus. D’autres encore viennent avec leurs idées et repartent avec. Bref. Il faut se faire une raison, ce blog n’a pas vocation de convaincre. Il fait partie d’une communauté vigilante et libre, et ce n’est déjà pas si mal.

Si le 6 mai 2007, la tête de l’ancien ministre de l’intérieur s’affiche à 20 heures sur nos écrans de télévision, nul doute qu’il faudra que cette communauté ait une structure un peu plus solide pour qu’une opposition se construise et résiste.

En attendant, je me contredis et essaye une dernière fois d’appeler à voter pour Ségolène Royal dès le premier tour, pour que la gauche continue d’exister, pour faire barrage à l’extrême droite, pour porter les valeur opposées au Sarkozysme, pour créer une dynamique de rassemblement au deuxième tour qui sera plus efficace que celle de François Bayrou, pour élire une femme Présidente de la République.

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Le pouvoir des mots sans les photos.

Je vous invite à lire ce post de Julie du blog Coming oust,  une excellente analyse de discours de fin de campagne.

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19 avril 2007

Les bonnes raisons de voter Royal (part 3bis)

Comme je n'ai pas trop le temps de continuer à détailler le programme de Ségolène Royal, et qu'il faut aussi en garder, je l'espère, pour l''entre deux tour, je vous invite à lire les cinq bonnes raisons de voter Segolène Royal au premier tour.

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18 avril 2007

Les bonnes raisons de voter Royal (part 3)

Les propositions de Ségolène Royal sur l’emploi :

 
Un accès à une formation, un emploi aidé ou un tutorat rémunérés pour chaque jeune au chômage depuis 6 mois et la création de 500 000 emplois tremplins.

Un retour à une nouvelle forme d’emploi-jeune, qui avait fait quand même ses preuves avant que Raffarin ne les supprimes et que Borloo les réintroduise homéopatiquement.  Mettre le pied à l’étrier pour une population qui est à 22% au chômage est une priorité. Il ne faut évidemment pas s’arrêter à une telle mesure. Il faut en particulier interdire les stages non rémunérés pour les jeunes diplômés. Enfin je dis ça, c’est pas moi qui commande, hein.

 
Une sécurité sociale professionnelle pour que tout salarié licencié ait immédiatement un contrat comportant une rémunération égale à 90 % de son salaire antérieur, une formation qualifiante et une aide personnalisée le conduisant le plus rapidement possible vers un nouvel emploi.

Basée sur les pratiques scandinaves, cette proposition serait salutaire. Elle doit s’accompagner d’une réforme totale des pratiques de l’ANPE.

 
La modulation des exonérations de cotisations sociales en fonction de la nature des contrats de travail, la suppression du CNE pour faire du CDI la règle.

Trois fois oui. La précarisation des contrats, telle que veut l’instituer Nicolas Sarkozy avec son contrat unique, c’est rajouter de la précarité à la précarité. Inciter les entreprises à embaucher en CDI par des exonérations, ça me semble aller dans le bon sens.

Le conditionnement des aides publiques aux entreprises à l’engagement de ne pas licencier quand l’entreprise dégage des profits substantiels et le remboursement en cas de délocalisation.

C’est dans ce genre de mesure qu’on voit bien que Royal n’est forcément plus à droite que le reste du PS. Elle a effectivement brouillé les pistes et rompu les codes. Ce n’est pas forcément un mal.

 
Un revenu de solidarité active garantissant une amélioration d’un tiers de ses ressources à tout bénéficiaire de minima sociaux retrouvant un travail.

Retrouver un boulot ne doit effectivement pas être pénalisant.

 
Un prêt à taux zéro de 10 000 euros à chaque jeune pour l’aider à construire son premier projet de vie.

Je ne vois pas trop ce qu’on peut objecter à cette proposition. Sinon le coût.

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Sarko toujours sur des terres minées

Vu dan le Canard Enchaîné ce matin : Nicolas Sarkozy n'a pas compris tout le déchainement médiatique autour de ses prises de position sur le déterminisme génétique. Il a affirmé devant ses proches "penser vraiment" que ce qu'il affirmait dans Philosophie Magazine.Parce que "j'ai vu de telles horreurs en tant que ministre de l'intérieur, je ne peux pas croire qu'il n'y ait pas de causes génétiques à cela".
Et c'est bien là le problème. Il lui est intellectuellement impossible de trouver d'autres causes aux perversités humaines qu'une forme de prédestination. Impossible de remettre en cause l'entourage, la société... Impossible de se remettre en cause tout court.
Bien évidemment tout cela est à rapprocher des thèses de la droite et l'extrème droite américaine, et c'est d'autant plus notable que Sarkozy vient de déclarer que le Christianisme était déterminant. Le modèle, c'est bien l'ultra conservatisme américain. Il n'a pas changé. II est toujours le même étranger, dirait Julio, mais étranger à la société française telle qu'elle est. Lui la voudrait autre.

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17 avril 2007

Les bonnes raisons de voter Royal (part 2)

Quelles sont les propositions du pacte présidentiel de Segolène Royal en matière d'éducation?

  • La convocation d’Etats généraux des enseignants pour améliorer leurs conditions de travail dans l’école, assurer la pleine reconnaissance de leurs missions et préparer un plan pluriannuel de recrutement des enseignants, de formation et de résorption de l’emploi précaire.
  •  Un service public de la petite enfance et la scolarisation obligatoire dès 3 ans.

        Qui dit scolarisation obligatoire, dit place assurée en maternelle. Ce qui n’est pas toujours les cas. Le terme « service public de la petite enfance » est alléchant, mais pas suffisant.

  •  Un soutien scolaire gratuit pour tous les élèves grâce à des répétiteurs.

        C’est effectivement plus équitable pour les gamins que la sélection par Acadomia ou les Cours Legendre.

  •  La limitation à 17 du nombre d’élèves par classe en CP et CE1 dans les ZEP et la fixation de la dotation aux établissements par élève en difficulté à 25 % de plus que la dotation ordinaire.

            Essentiel même si insuffisant. Le nombre d’élèves devrait être de 17 aussi au collège et au lycée. (J’ai remarqué que cette question du nombre d’élève pas classe est totalement éludée par le candidat UMP lorsque l’on lui pose la question.).

  •  La révision de la carte scolaire pour supprimer les ghettos scolaires, assurer la mixité sociale et constituer des réseaux d’éducation prioritaire

        Le fameux débat sur la carte scolaire. Je pense que sa révision est indispensable.  Pour l’instant ce sont les plus démerdards, et au fond, les plus favorisés qui y échappent. L’idée d’alrgir la carte sclolaire à deux ou trois établissements me paraît être de bon sens.

  •  La création d’emplois-parents, la généralisation d’écoles des parents et des consultations de médiation familiale pour conforter leur autorité.

        il est certain que l’école ne peut pas tout, comme la répression ne peut pas tout, et qu’une cellule familiale qui ne baisse pas les bras c’est mieux pour l’enfant, et c’est aussi un des meilleurss moyen de faire

la prévention. Aider les parents en difficulté, c’est quand même autre chose que supprimer les allocations familiales.

  •  Une loi de programmation pour redonner à nos universités les moyens de l’excellence.
  •  La création d’une allocation autonomie pour les jeunes pour faciliter leurs études et leur entrée dans la vie
    active, avec en contrepartie une obligation de formation ou de recherche active d’emploi et, pour les étudiants, d’heures de soutien scolaire auprès d’élèves en difficulté.

        La théorie du donnant-donnant. Les aides aux étudiants restent jusqu’à maintenant, scandaleusement ridicules.  

  •  Le soutien à la création et à l’emploi culturel, ainsi que l’introduction de la pratique artistique à tous les niveaux de la maternelle à l’université.

        C’est un peu l’exact contraire que ce que veut la droite en général.

 

Il est évident que l’éducation doit être la priorité du prochain gouvernement pour plusieurs raisons :

  • pour contrer la mondialisation, il faut former les meilleurs scientifiques, chercheurs, ingénieurs etc. Seule l’excellence pourra être concurrentielle, on ne gagnera pas sur le prix de la main d’œuvre et sur le coût du travail, c’est une chimère. Seulement on a pris un sacré retard aussi avec nos universités, raison pour laquelle en réalité il faut mettre le paquet. On le voit, toutes les propositions de Ségolène Royal vont dans le bon sens, mais restent dans un budget relativement limité.
  • Si prudence est mère de sureté, pas de sécurité possible s’il n’y a pas un maximum d’éducation et de prévention. Cela n’exclut pas les sanctions. Mais il faut remettre le travail de fond, depuis trop longtemps abandonné, au goût du jour. En essayant d’aider et de responsabiliser les parents, en proposant un soutien scolaire gratuit, en dédogmatisant la carte scolaire, les propositions de Ségolène Royal apportent l’espoir qu’il n’y a pas forcément de fatalité dans les milieux défavorisés

 
Une hypothétique croissance permettra de rendre ce projet pour l’éducation, déjà intelligent, encore plus ambitieux.

 

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16 avril 2007

Le Sark- o- tac : Bush au grattage, Poutine au tirage

Samedi dernier, j'étais un petit peu comme tout le monde, enfin tout le monde horrifié à l'idée que Nicolas Sarkozy puisse devnir notre président, j'ai ressenti une grande déception en lisant le dernier numéro de Marianne. Le teasing était pourtant à la hauteur. Et le "dossier" sûrement instructif pour qui ne lit jamais Marianne et ne parcours pas les blogs. Mais, il est vrai que nous attendions un scoop. Un truc qui puisse vraiment plomber la campagne de l'ex ministre de l'intérieur.
D'autant que les rumeurs, vous savez, les fameuses rumeurs nous promettaient quelque chose de grand.
Tout au plus on nous suggère, de ci de là, que Madame Sarkozy se serait énamouré d'un mauvais écrivain à succès (ce qui  tendrait à prouver qu'elle n'a, décidément, aucun goût), et que, de fait elle ne conseillerait plus la campagne de Nicolas Sarkozy. Raison  pour laquelle
peut-être il se tape des matchs de ping-pong verbal avec Jean Marie Le Pen, depuis quelques jours.

Mais au fond, est-il vraiment besoin d'attendre le messie "nouvelle qui tue" pour dire à qui voudrait bien l'entendre, que Nicolas Sarkozy est dangereux? Le Soir quotidien Belge, a pour la deuxième fois pris position contre un candidat étranger.
Devra-t-on lire la presse étrangère sous un régime Sarkozien, pour avoir des infos non contrôlées?
Et vous n'avez pas l'impression, que les multiples références historiques auxquelles il fait appel, dont la dernière en date, est le Général de Gaulle, montre une hypertrophie du moi qui inquiéterait n'importe quel psychiatre (donc pas un généticien)?
Le plus rocambolesque dans cette élection, c'est que la moitié des français ont peur et qu'une bonne partie de l'autre moitié semble inconsciente.
Peut-être, nous, électeurs de gauche,  jouons nous à nous faire peur. Mais c'est une chose de combattre des idées, c'en est une autre d'avoir la trouille d'un homme.
Il suffit d'avoir vu les images hier, de ce qui se passe pour les opposants en Russie.
Les idées de Bush avec les méthodes de Poutine. Voila ce que risque d'être la présidence de Nicolas Sarkozy.

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15 avril 2007

Les bonnes raisons de voter Royal (part 1)

Il est temps à moins d’une semaine du vote d’essayer, entre deux saillies anti Sarkozy, d’essayer de montrer pourquoi je vote Ségolène Royal, et pourquoi j’appelle à voter pour elle dès le premier tour.

On a beaucoup parlé de la 6ème République, chère à Arnaud Montebourg, et revendiquée récemment par Ségolène Royal, bien que sous ce terme, l’on ne retrouve pas les mêmes « évolutions ».

Je suis bien évidemment pour une réforme complète des institutions, que je trouve dépassées car elles ont été réglées par et pour De Gaulle. Ou plutôt, la cinquième république a été rédigée par une équipe menée par Michel Debré, et était à la base beaucoup plus parlementaire qu’elle ne l’est aujourd’hui. C’est le référendum de 1962 instituant l’élection du Président de la République au suffrage universel direct qui a rendu cette constitution complètement Gaullienne, c’est-à-dire monarchique.

Personnellement, je serais pour la suppression de cette élection, et pour restreindre les pouvoirs du Président de la République Française, et revenir à un régime parlementaire, à l’image de ce qui se passe dans tous les grands pays d’Europe. Cette dernière campagne, particulièrement désastreuse, a été la preuve que la personnalisation à outrance, à laquelle l’on peut ajouter une médiatisation excessive empruntant tous les biais (internet étant le nouvel outil de propagande et de propagation), nuit complètement au débat de fond.

Cela dit, il ne faut pas se faire d’illusion, on ne trouvera pas un candidat assez magnanime pour briguer un poste qu’il détruirait aussitôt arrivé au pouvoir. Dès lors, il faut bien faire avec les propositions des candidats sur les réformes institutionnelles, nécessaires et même vitales.

 
 

Ainsi Ségolène Royal propose :

 Le non-cumul des mandats pour les parlementaires.

C’est une proposition qui fait beaucoup grincer des dents les députés maires, et pourtant, elle me parait essentielle pour assainir le monde politique, et éviter qu’homme politique soit un métier.

 L’introduction d’une part de proportionnelle à l’Assemblée nationale.

Qui peut continuer à vouloir que près de la moitié des électeurs ne soient pas représentés à l’assemblée nationale ? Comment éviter que la seule élection qui donne du temps de parole soit justement l’élection présidentielle ce qui a pour conséquence multiplier les candidats ? La proportionnelle non-intégrale doit pouvoir palier le manque démocratique énorme qui susbiste aujourd’hui.

 La réforme du mode de scrutin pour l’élection des sénateurs.

Un scrutin  aussi sclérosé que les élus qui compose cette chambre.

 Le droit de vote pour les élections locales aux étrangers séjournant régulièrement en France depuis plus de 5 ans.

La mesure de Gauche des 110 propositions de Mitterrand qui n’a jamais été votée,  il est plus que temps.

 
 L’examen obligatoire par le Parlement de toute proposition de loi signée par un million de pétitionnaires.

Une avancée très intéressante, on ne pourra plus dire : ça intéresse tout le monde, sauf les députés.

 
 Le droit de saisine par les citoyens du Conseil constitutionnel.
 La démocratie participative dans toutes les collectivités publiques (jurys citoyens, budgets participatifs,…).
 La protection du pluralisme des médias par une haute autorité élue par le Parlement à une majorité des 3/5ème.

Je crois que l’accointance des médias avec un des douze candidats n’est plus vraiment à démontrer et que cette proposition pourrait éviter bien des dérives.

 La représentativité des syndicats fondée sur l’élection et le principe majoritaire pour les accords sociaux.

Il est quand même toujours bizarre qu’un seul syndicat fût-il minoritaire puisse entériner un accord en le signant. 

 La présence de salariés élus dans les conseils d’administration des entreprises.

Trois fois oui ! l’opacité qui entoure certaines décisions stratégiques entraînent des nuisance graves !

 Le respect de la loi de 1905 sur la laïcité et l’adoption d’une charte pour en traduire les principes dans tous les services publics.

 L’égalité des droits pour les couples de même sexe.

 Un service civique pour les jeunes.

Je suis très pour, mais il faut que ce soit pour TOUS les jeunes, et aucun passe droit. Le financement reste toutefois à être précisé.

 La garantie de la continuité territoriale avec les outremers.

 
Je ne sais pas si toutes ces propositions peuvent former une nouvelle république, je sais en revanche qu’elles vont toutes dans le bon sens. Et qu’elles pourront permettre que se réduise le fossé entre les citoyens et les élus.

 

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