2007 sans Sarkozy

Analyse au jour le jour, ou à la semaine la semaine, de l'actualité politique en vue de l'élection présidentielle de 2007. Très fortement orienté anti Sarkozy.

04 mai 2007

Allez, une dernière saloperie pour la route.

Il n'aura reculé devant rien. La publication de chiffre de la délinquance à la baisse deux jours avant le deuxième tour. Alors que la victoire est à portée de main. Et  lui qui vantait l'efficacité de la modestie, aux Etats Unis. Le règne de la manipulation va pouvoir continuer.

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01 mai 2007

En mai, jusqu'à maintenant, tu faisais ce qu'il te plaisait.

La diatribe anti-mai  68 de Nicolas Sarkozy dimanche dernier à Bercy, est bien le reflet de ce qui nous attend : la revanche des nantis à la fois sur le peuple, n'boulions pas que la moitié de la France était en grêve en 1968, et aussi sur "l'élite intellectuelle de gauche", relais médiatique du mouvement.
Les mesonges proférés par le futur  président de la République lors de cette grand messe sont nombreux, et parmi eux, celui ci :
"Voyez comment l’héritage de mai 68 a introduit le cynisme dans la société et dans la politique.
Voyez comment le culte de l’argent roi, du profit à court terme, de la spéculation, comment les dérives du capitalisme financier ont été portés par les valeurs de mai 68.
Voyez comment la contestation de tous les repères éthiques, de toutes les valeurs morales a contribué à affaiblir la morale du capitalisme, comment elle a préparé le terrain au capitalisme sans scrupule et sans éthique des parachutes en or, des retraites chapeaux et des patrons voyous, comment elle a préparé le triomphe du prédateur sur l’entrepreneur, du spéculateur sur le travailleur."
Tout ceci prononcé sans rire devant tous les patrons du cac 40 amis du futur chef de l'Etat.
Arrivé à un tel point de manipulation de l'Histoire, comment faire face? Comment a-t-il pu embrigader plus de 11 millions d'électeurs, et comment est-il possible qu'il ramasse la mise dimanche prochain?
Comment peut-on réfuter le fait que les médias sont à la botte de Sarkozy quand 5 jours avant le second tour des présidentielles TF1 passe une "enquête" sur "Faux chômeurs, Rmistes fraudeurs et malades imaginaires : enquête sur la France qui triche."  ?
Mais revenons à la "liquidation de mai 68". Le terme est fort, et moi qui suis né en 1969, je me sens visé. Mes parents ont connu l'espoir de l'après Mai 68, le début de certaines libertés. La fin progressive de la censure à la télévision.
La liberté sexuelle. Le divorce à consentement mutuel. La fin de la répertoration de l'homosexualité comme une maladie (non génétique à l'époque). Même George Pompidou avait  compris le changement de 68.
Alors revenir avant 1968, pour quelqu'un qui pense que les conservateurs sont du côté des socialistes, ça me ferait marrer si ce n'était pas aussi dangereux.
On l'a compris. Sarkozy ne sera pas le président de tous les français.
Ainsi va la démocratie.

Ps : un des slogans de mai 1968 était "l'imagination au pouvoir" et l'on comprend pourquoi Nicolas Sarkozy déteste à ce point mai 1968. D'imagination, il en est dépourvu. Lui qui refuse de se remettre en question. Lui qui n'imagine même pas qu'on l'on puisse perpétrer des horreurs sans que cela puisse être génétique. Avec Nicolas Sarkozy nous aurons le président de la république le moins capable d'imaginer que les choses ne se déroulent pas comme prévu. Par conséquent, la France risque de se réveiller avec le président le plus dogmatique qui soit.

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18 avril 2007

Sarko toujours sur des terres minées

Vu dan le Canard Enchaîné ce matin : Nicolas Sarkozy n'a pas compris tout le déchainement médiatique autour de ses prises de position sur le déterminisme génétique. Il a affirmé devant ses proches "penser vraiment" que ce qu'il affirmait dans Philosophie Magazine.Parce que "j'ai vu de telles horreurs en tant que ministre de l'intérieur, je ne peux pas croire qu'il n'y ait pas de causes génétiques à cela".
Et c'est bien là le problème. Il lui est intellectuellement impossible de trouver d'autres causes aux perversités humaines qu'une forme de prédestination. Impossible de remettre en cause l'entourage, la société... Impossible de se remettre en cause tout court.
Bien évidemment tout cela est à rapprocher des thèses de la droite et l'extrème droite américaine, et c'est d'autant plus notable que Sarkozy vient de déclarer que le Christianisme était déterminant. Le modèle, c'est bien l'ultra conservatisme américain. Il n'a pas changé. II est toujours le même étranger, dirait Julio, mais étranger à la société française telle qu'elle est. Lui la voudrait autre.

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16 avril 2007

Le Sark- o- tac : Bush au grattage, Poutine au tirage

Samedi dernier, j'étais un petit peu comme tout le monde, enfin tout le monde horrifié à l'idée que Nicolas Sarkozy puisse devnir notre président, j'ai ressenti une grande déception en lisant le dernier numéro de Marianne. Le teasing était pourtant à la hauteur. Et le "dossier" sûrement instructif pour qui ne lit jamais Marianne et ne parcours pas les blogs. Mais, il est vrai que nous attendions un scoop. Un truc qui puisse vraiment plomber la campagne de l'ex ministre de l'intérieur.
D'autant que les rumeurs, vous savez, les fameuses rumeurs nous promettaient quelque chose de grand.
Tout au plus on nous suggère, de ci de là, que Madame Sarkozy se serait énamouré d'un mauvais écrivain à succès (ce qui  tendrait à prouver qu'elle n'a, décidément, aucun goût), et que, de fait elle ne conseillerait plus la campagne de Nicolas Sarkozy. Raison  pour laquelle
peut-être il se tape des matchs de ping-pong verbal avec Jean Marie Le Pen, depuis quelques jours.

Mais au fond, est-il vraiment besoin d'attendre le messie "nouvelle qui tue" pour dire à qui voudrait bien l'entendre, que Nicolas Sarkozy est dangereux? Le Soir quotidien Belge, a pour la deuxième fois pris position contre un candidat étranger.
Devra-t-on lire la presse étrangère sous un régime Sarkozien, pour avoir des infos non contrôlées?
Et vous n'avez pas l'impression, que les multiples références historiques auxquelles il fait appel, dont la dernière en date, est le Général de Gaulle, montre une hypertrophie du moi qui inquiéterait n'importe quel psychiatre (donc pas un généticien)?
Le plus rocambolesque dans cette élection, c'est que la moitié des français ont peur et qu'une bonne partie de l'autre moitié semble inconsciente.
Peut-être, nous, électeurs de gauche,  jouons nous à nous faire peur. Mais c'est une chose de combattre des idées, c'en est une autre d'avoir la trouille d'un homme.
Il suffit d'avoir vu les images hier, de ce qui se passe pour les opposants en Russie.
Les idées de Bush avec les méthodes de Poutine. Voila ce que risque d'être la présidence de Nicolas Sarkozy.

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10 avril 2007

Te gênes pas Nicolas, c'est pas de ta faute

Pour essayer de justifier ses propos déjà contestés par tous sur la possibilité d’une cause génétique à la pédophilie et au suicide des jeunes (oui, je sais le rapport entre les deux comme ça, n’est déjà pas évident), le candidat de l’UMP s’est lancé ce matin sur france 2 dans une explication d’un truisme pathétique – et bien en deçà des discussions de comptoir :

 
« Qui peut me dire que c'est normal d'avoir envie de violer un petit garçon de trois ans ? Est-ce que c'est normal ? Est-ce que c'est un comportement... »

 
Remarquez la pertinence du propos. Sarkozy essaie de culpabiliser ses contradicteurs, comme il aime souvent à le faire, en les questionnant à leur tour pour les mettre face à une réalité qu’on appellera par facilité « de bon sens ». Si le procédé est souvent efficace, force est de constater que là ça fait plouf ou pschitt, rayez la mention inutile.

Car si j’essaie de me mettre dans la pensée Sarkozyenne (croyez moi, c’est un véritable supplice), je décline son argumentation pour tout un tas de sujet.

Exemple : 

 
Qui peut me dire que c'est normal d'avoir envie faire un attentat suicide ? Est-ce que c'est normal ? Est-ce que c'est un comportement...

Qui peut me dire que c'est normal d'avoir envie de battre sa femme ? Est-ce que c'est normal ? Est-ce que c'est un comportement... »

Qui peut me dire que c'est normal d'avoir envie d’écouter Didier Barbelivien à fond les manettes à trois heures du matin après un rail de coke ? Est-ce que c'est normal ? Est-ce que c'est un comportement... »

Qui peut me dire que c'est normal d'avoir envie de devenir président de la république dès l’âge de huit ans ? Est-ce que c'est normal ? Est-ce que c'est un comportement... »

Etc.

Si tout comportement qui sort de la « normalité » est génétique, ou innée, l’on voit où cela nous mène. Or Sarkozy ne dit rien d’autre dans son argumentation qui n’en est pas une. Tout simplement parce qu’il ne peut pas imaginer qu’il y ait d’autres raisons.

 Ce matin le candidat de l’UMP a aussi dit :

 "Je ne veux pas qu'on complexe les parents : tout jeune qui se suicide ce n'est pas exclusivement la faute des parents, il y a un terrain".

 

De quelle sorte de terrain parle-t –il ? Mystère. Est-ce que cela pourrait être, par exemple, un terrain familial, pour lequel de vulgaires sciences comme la psychanalyse ou la psychiatrie auraient déjà émis quelques hypothèses ? Sûrement pas ! Pas les parents, on a dit ! C’est gé-né-ti-que ! C’est une sorte d’aptitude au malheur, quoi, on n’y peut rien ! Encore une fois, il est difficile pour Nicolas Sarkozy d’imaginer les processus qui règnent dans l’inconscient, et que l’addition de facteurs extérieurs peuvent entraîner des dépressions suicidaires. De même, s’il existe aussi des causes biologiques à certaines forme de dépression, elles ne sont pas forcement innées, ni inespérément fatales, ça, Nicolas Sarkozy ne peut le concevoir.


Bref, ses arguments ne tiennent pas
la route. En philo, Sarko, il est nul. Zéro pointé.

 
Qui peut me dire que c'est normal d'avoir envie de voter pour un candidat qui pense que les gens ont une destinée dès leur naissance et que rien ne pourra les faire changer?   Qui peut me dire que c'est normal d'avoir envie de voter pour un candidat adepte de théories fascisantes honnies même, officiellement, par l’extrême droite française ? Qui peut me dire que c'est normal d'avoir envie de voter pour un candidat ui veut par avance se dédouaner de ses responsabilités vis-à-vis des multiples perversions sociétales qu’il n’aura pu empêcher ? Est-ce que c’est normal ? Est-ce que c'est un comportement... »

 

Posté par 2007sanssarko à 19:04 - Anti Sarko - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 avril 2007

Après l'eugénisme, l'anti-jeunisme

A propos de la licence globale pour le téléchargement d’œuvres numériques,  le candidat de l’UMP a dit hier ceci :

"Je n'accepterai pas l'idée du vol organisé sous prétexte du jeunisme et de la société de l'information parce qu'avec ça on tuera définitivement toute forme de création."

Notons donc deux choses :

Si on peut considérer le téléchargement gratuit comme du vol, en revanche la licence globale, forcément payante, ne pourrait justement plus s’assimiler à du vol, encore moins organisé. Tout au plus, on pourrait dire que c’est une forme de dumping. Mais parler de vol, c’est bien évidemment une manière manichéenne – et mensongère – de voir cette alternative à la loi iconoclaste DADVSI.

Le deuxième point marquant dans cette phrase, c’est la référence à un certain jeunisme, Sarkoziquement condamnable, qui inciterait à voter cette loi. Seul un neuneunaute non averti sait que la pratique du téléchargement dépasse largement le strict cadre des 15-25ans. Doit on en déduire que la jeunesse se poursuit au-delà ? Nicolas Sarkozy nous proposera-t-il la carte imagine R jusqu’à 40 ans ? Ou bien doit on croire que le candidat de l’UMP fait un amalgame par méconnaissance du sujet ?

A moins que, et c’est mon sentiment, il a profité de l’aubaine pour pouvoir quasiment juxtaposer  les termes « Vol organisé » et « Jeunisme » sans que l’on puisse lui faire un procès d’intention. Ajouter à cela le vocable « tuera » quelques mots plus loin, et l’on voit bien la licence globale est d’une violence inouïe.

A moins que ce ne soit l’ex ministre de l’intérieur qui est d’une violence inouïe.

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02 avril 2007

Là où il y a des gènes, Sarkozy ne boude pas son plaisir

Longtemps les anti sarkozistes venant du centre et de la gauche modérée ont mis à frein à leur critique. Les journalistes notamment, y compris parmi les plus virulents (je pense à ceux de Marianne) ne manquent pas de rappeler que Nicolas Sarkozy est quand même un républicain démocrate, et que l'assimilation de ce dernier à Le Pen, et notamment l'appellation Sarko-Facho était non seulement fausse mais aussi complètement improductive. Et je leur donnais raison.

Pourtant force est de constater que, si l'homme n'est pas raciste, et qu'il est sûrement anti-Le Pen, son discours, lui, révèle une pensée dont la dangerosité peut être sur certains points au moins égale à celle du Front National.

Ainsi dans son discours de Nice peut-on entendre "Les Français auront à choisir entre ceux qui pensent que la République commence avec le respect de la loi et ceux qui pensent que la liberté c'est de faire n'importe quoi. (...) Entre ceux qui veulent que les délinquants soient punis et ceux qui prétendent que c'est toujours la société qui est coupable. (...) Entre ceux qui ont plus de considération pour les délinquants que pour les victimes."

Même en campagne électorale, la caricature de l'adversaire a des limites. Le candidat de l'UMP n'en est pas à son coup d'essai dans ce genre de posture. Pendant 5 ans, il nous a sermonné qu'il y avait, au fond, d'un côté les délinquants, de l'autre les victimes, et que, se poser seulement la question de savoir pourquoi il y avait de la délinquance revenait à les dédouaner, et donc ne pas respecter les victimes. Le mal contre le bien, en somme.

C'est pour cela, entre autre, qu'il a supprimé la police de proximité, puisque la « seule prévention qui vaille, c'est la sanction ».

Dans le dernier numéro de Philosophie Magazine, lors d'un face à face avec Michel Onfray, on peut noter ce passage :

Nicolas Sarkozy : Je me suis rendu récemment à la prison pour femmes de Rennes. J'ai demandé à rencontrer une détenue qui purgeait une lourde peine. Cette femme-là m'a parue tout à fait normale. Si on lui avait dit dans sa jeunesse qu'un jour, elle tuerait son mari, elle aurait protesté : « Mais ça va pas, non ! » Et pourtant, elle l'a fait.

Michel Onfray :
Qu'en concluez-vous ?

N. S. : Que l'être humain peut être dangereux. C'est d'ailleurs pour cette raison que nous avons tant besoin de la culture, de la civilisation. Il n'y a pas d'un côté des individus dangereux et de l'autre des innocents. Non, chaque homme est en lui-même porteur de beaucoup d'innocence et de dangers.

M. O. :
Je ne suis pas rousseauiste et ne soutiendrais pas que l'homme est naturellement bon. À mon sens, on ne naît ni bon ni mauvais.
On le devient, car ce sont les circonstances qui fabriquent l'homme.

N. S. :
Mais que faites-vous de nos choix, de la liberté de chacun ?

M. O. : Je ne leur donnerais pas une importance exagérée. Il y a beaucoup de choses que nous ne choisissons pas. Vous n'avez pas choisi votre sexualité parmi plusieurs formules, par exemple. Un pédophile non plus. Il n'a pas décidé un beau matin, parmi toutes les orientations sexuelles possibles, d'être attiré par les enfants. Pour autant, on ne naît pas homosexuel, ni hétérosexuel, ni pédophile. Je pense que nous sommes façonnés, non pas par nos gènes, mais par notre environnement, par les conditions familiales et socio-historiques dans lesquelles nous évoluons.

N. S. :
Je ne suis pas d'accord avec vous. J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense.


Voilà donc le noeud de la pensée Sarkozienne. Cette pensée à un nom, elle s'appelle l'eugénisme. Et elle éclaire rudement le programme du candidat.

Le candidat de la France qui se lève tôt, c'est-à dire des courageux contre les feignants, de ceux qui ont la volonté de s'en sortir. Et ceux pour qui la volonté ne suffit pas, on ne pourra pas dire que c'est de la faute de la société, vu que c'est inscrit dans le patrimoine génétique, n'est-ce pas ?

S'il existe un gène du pédophile – ou du dépressif - , on imagine très bien quel genre de gène on peut trouver à toutes les perversités humaines. Sans que jamais la société, et par ricochet l'action du Président de la République, ne soient mises en cause !

N'est-il pas normal, après tout, que ce apologiste de l'innée, du patrimoine génétique, veut tout faire pour que le patrimoine, justement, le patrimoine financier ne sorte surtout pas de l'escarcelle originelle?

Tout se tient !

La méritocratie Sarkozienne va permettre de dépister ceux qui vont pouvoir construire et vivre dans la société de demain. Mais que faire alors des autres? Il n'en est pas encore question.

Alors, c'est certain, le Sarkozisme n'est pas mû pas l'inégalité entre les races, ni même entre les peuples. Il n'empêche qu'à certains égards le Sarkozisme est un fascisme.

Mais cette assertion n'a sûrement aucune valeur : elle est dite par quelqu'un de « gauche qui a abandonné toute valeur morale ».

Pas trop intellectualiser, surtout. Ne rien remettre en cause de ce que la nature a créé. Voilà ce que Sarkozy avait à vous dire.

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29 mars 2007

Le changement à Gare du Nord est un long couloir

Il est temps que cette campagne se termine. Il est toujours temps d'ailleurs que les campagnes se terminent. Elles sont trop longues. Elles sont de plus en plus longues. C'est un des effets pervers du quinquennat : elles durent cinq ans.

Effectivement, dès l'annonce de la nomination de Nicolas Sarkozy au ministère de l'intérieur en 2002, nous savions qu'il entrait déjà en campagne. Et pour cause, l'insécurité ayant été le thème de la campagne, il a saisi l'occasion pour se forger une stature d'homme D'État, parfois assez brillamment, concédons le.

Et, de fait, l'insécurité, la sécurité, l'ordre, le désordre, les voyous, les racailles, les fraudeurs, les criminels, les incendiaires, les casseurs, les feignants, ceux qui ne respectent pas les règles, les terroristes, les corses, les grévistes, les clandestins, ont été des termes, des mots, des sous entendus qui ont jonché les discours sarkoziens pendant 5 ans.

Pendant cinq ans, Nicolas Sarkozy a essayé de nous faire croire qu'il avait réussi à prendre à bras le corps le problème de la sécurité, et même réglé les problèmes.

Bien évidemment il n'avait aucune responsabilité dans les émeutes de novembre 2005, il a  même réussi – quel exploit – que les policiers ne fassent pas de bavure.

Assez bizarrement, le thème de l'insécurité s'est fait moins présent en ce début de campagne. Pourtant, Sarkozy était fier de son bilan. Il aurait pu s'en vanter, lui qui est coutumier du fait.

Mais non, le problème des français en 2007, c'est le pouvoir d'achat et la vie chère, et pour cela, la trouvaille du candidat de l'UMP est toute faite : il faut travailler plus pour gagner plus. Comment ne pas y avoir pensé plus tôt ! L'augmentation des salaires, c'est ringard, c'est l'augmentation des revenus qu'il faut, et qu'importe si votre employeur ne veut pas vous donner d'heures sup, il faut se lever tôt (logique, non). Et comme Sarkozy est magnanime, et veut récompenser le travail et bien les plus riches pourront hériter de leurs parents sans aucun frais, c'est magique, non? Et puis les classes moyennes pourront acheter facilement un appartement grâce à la déduction des intérêts sur les impots, ce qui fera que les prix de l'immobilier augmenteront encore plus, et que plus personne, à terme, ne pourra se loger. C'est chouette, non?

Avec tout cela, Nicolas Sarkozy est encore donné gagnant dans les sondages.

Le grave incident de Mardi dans la gare du nord remet automatiquement le thème de l'insécurité dans la campagne.

Il n'est pas du tout question de donner raison au fraudeur, aucun responsable de la gauche de gouvernement ne pourrait le faire.

Mais que l'on puisse juste s'étonner qu'il y ait eu un mouvement spontané de gens qui n'étaient pas tous jeunes, et pas tous avec des capuches,  est proscrit par l'ex ministre de l'intérieur.

Que l'on  mette en doute la réussite de son action dans ce ministère qu'il avait quitté la veille, et ça y est, on est classé définitivement du côté des fraudeurs. Qu'une bonne partie des policiers se plaignent car ils ne peuvent plus faire d'enquête car « ils doivent faire du chiffre », Nicolas Sarkozy ne veut pas l'entendre.

Et pendant ce temps, Le Pen engrange des voix. Car les images en boucles, sont celles de casseurs. Normal ce sont des images. Et les images n'expliquent pas tout. Et comme les journalistes n'expliquent plus, le Front National, et dans une mesure plus  vendéenne Philippe de Villiers sont là pour vous expliquer. Notez d'ailleurs la différence de traitement pour les deux candidats d'extrême droite, la surenchère est clairement du côté de De Villiers. Le Pen attend, comme sa marionnette des Guignols.

Il est temps oui, que la campagne se termine vu que les propositions économiques des uns et des autres, qui existent, sont tues. Et que les trois semaines qui restent sont à la merci de la moindre info sulfureuse.

Il est temps qu'un vrai second tour avec un vrai débat permette de départager deux visions de la société.

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26 mars 2007

Un départ un peu trottoir

Enfin !
Le 26 Mars 2007 pourrait être une date très importante : celle qui ferait disparaître Nicolas Sarkozy du gouvernement pendant au moins cinq ans.
Cinq ans sans Sarkozy, ça fait rêver...
Il faudra juste que je trouve un autre sujet de blog.

Ps : notons tout de même, au passage, et j'espère pour une dernière fois, cette suffisance qui caractérise le candidat UMP à temps plein à qui il suffit " de changer de trottoir" et qui vante sa "Baraka". Et les dialogues ne sont même pas de Michel Audiard!

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25 mars 2007

De l'art ou du cochon?

J'ignorais ça. Bon l'affaire a été entamée sous Daniel Vaillant, mais bien évidemment reconduite par le parquet sous Sarko.

Pour faire simple, le dessinateur Placid a été condamné à 500 euros d'amende pour avoir représenté un policier en cochon par le biais d'un dessin.

Donc dessiner un policer en cochon est visiblement plus grave qu'une caricature de Mahomet.

Je croyais que l'excès de caricature était préférable à l'interdiction de caricature.

Et , entre nous osit dit, pour arrêter une directrice d'Ecole devant ses élèves, il faut bien être un peu porcin, non?

Allez, soutenons Placid sur ce site : http://touscochons.blogspot.com/
C'était ma BA du dimanche

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