18 septembre 2006

L'efficacité de la modestie

La récente visite du Ministre de l'Intérieur aux Etats Unis a révélé d'une manière concentrée tous les travers du prétendant à l'Elysée.
D'aucuns ont salué le courage politique de Sarkozy, qui a affiché son atlantisme sans tricher, tout en soulignant la faute électoraliste. De courage, pourtant, il me semble peu question. De vanité, en revanche, énormément.
Ainsi les Etats-Unis sont un pays où l'on peut, selon ma cible favorite, "partir de très bas pour arriver très haut"... tiens, tiens! Ce n'est pas "partir de rien et devenir quelqu'un", c'est bien "partir de bas". Comme l'ont très justement souligné "Les Guignols", les Etas-Unis sont le pays où les petits peuvent réussir, ceux de petite taille. Le fameux complexe de petite taille! Ce qui est d'autant plus frappant, c'est que dans la suite de cette réflexion Sarkozienne, (qui, il faut bien l'avouer, ne vole déjà "pas haut), il poursuit, "et on peut être très haut et redevenir très bas". Le rêve quoi, on peut même rapetisser Chirac et Villepin ! Une fois encore, on ne peut s'empêcher de penser que Sarkozy veut "faire président" que dans l'unique but d'assouvir sa revanche contre lui même. Pas pour servir la France.
D'ailleurs, cette France, il ne l'aime guère. Cette "France Arrogante" face à "l'efficacité de la Modestie" américaine (sic). Il n'aime pas l'exception culturelle française, il trouve que les français ne travaillent pas assez, ils trouvent les français au fond... trop français.
Il n'aime tellement pas la France, qu'il nous plombe déjà nos futures relations diplomatiques si jamais par malheur il accédait au pouvoir. Opposer comme il l'a fait le "Modèle Américain" au "Modèle Russe" est d'une bêtise incommensurable. Soit il est resté à l'époque du mur de Berlin, et a confondu "Russe" et "Soviétique", pour quelqu'un qui revendique la rupture, ça fait désordre, soit il a clairement lancé une pique à Vladimir Poutine, et dans ce cas précis, il reste dans la ligne droite des bourdes de Douste Blazy. A noter qu'il n'a pas parlé du "modèle chinois", un vrai pays libéral, ou l'on se lève tôt pour aller travailer, et où les "droits de l'hommistes" ne sont pas les bienvenus.
Au fond il n'aime tellement pas la france, qu'il en méprise les français, en voulant à tout prix s'afficher avec Bush (40 minutes selon la police française, 25 minutes selon les organisateurs américains, le monde à l'envers), un homme particulièrement détesté par nos concitoyens. Vanité, là encore. S'afficher en présence du chef de l'état le plus puissant de la planète, qu'importe qu'il fût le roi des salauds, voilà ce qui compte.
Le Monde du 17/09l indique qu'"il ne croit pas à l'antiaméricanisme des Français. La preuve, a-t-il dit, "rien ne les rend plus fiers que de voir un acteur français dans un film américain". En voila de l'analyse politique !
Il est vrai qu'en y réfléchissant, je serai plutôt fier que Sarkozy fasse carrière à Hollywood..., ça voudrait  dire que l'on aurait évité le pire !

Posté par 2007sanssarko à 17:09 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires sur L'efficacité de la modestie

  • Il sembe parfois que la machine de guerre démagogique de Nicolas Sarkozy dérape. Il profite de sa visite aux Etats-unis pour débiner Villepin et ses prises de position sur l'Irak. Il oublie simplement qu'en 2003 les EU ont surtout provoqué un rejet en France. Et que ce rejet a essentiellement été provoqué par le président Bush... avec qui Sarkozy s'affiche aujourd'hui.

    Posté par eric1, 18 septembre 2006 à 18:20 | | Répondre
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