01 mai 2007

En mai, jusqu'à maintenant, tu faisais ce qu'il te plaisait.

La diatribe anti-mai  68 de Nicolas Sarkozy dimanche dernier à Bercy, est bien le reflet de ce qui nous attend : la revanche des nantis à la fois sur le peuple, n'boulions pas que la moitié de la France était en grêve en 1968, et aussi sur "l'élite intellectuelle de gauche", relais médiatique du mouvement.
Les mesonges proférés par le futur  président de la République lors de cette grand messe sont nombreux, et parmi eux, celui ci :
"Voyez comment l’héritage de mai 68 a introduit le cynisme dans la société et dans la politique.
Voyez comment le culte de l’argent roi, du profit à court terme, de la spéculation, comment les dérives du capitalisme financier ont été portés par les valeurs de mai 68.
Voyez comment la contestation de tous les repères éthiques, de toutes les valeurs morales a contribué à affaiblir la morale du capitalisme, comment elle a préparé le terrain au capitalisme sans scrupule et sans éthique des parachutes en or, des retraites chapeaux et des patrons voyous, comment elle a préparé le triomphe du prédateur sur l’entrepreneur, du spéculateur sur le travailleur."
Tout ceci prononcé sans rire devant tous les patrons du cac 40 amis du futur chef de l'Etat.
Arrivé à un tel point de manipulation de l'Histoire, comment faire face? Comment a-t-il pu embrigader plus de 11 millions d'électeurs, et comment est-il possible qu'il ramasse la mise dimanche prochain?
Comment peut-on réfuter le fait que les médias sont à la botte de Sarkozy quand 5 jours avant le second tour des présidentielles TF1 passe une "enquête" sur "Faux chômeurs, Rmistes fraudeurs et malades imaginaires : enquête sur la France qui triche."  ?
Mais revenons à la "liquidation de mai 68". Le terme est fort, et moi qui suis né en 1969, je me sens visé. Mes parents ont connu l'espoir de l'après Mai 68, le début de certaines libertés. La fin progressive de la censure à la télévision.
La liberté sexuelle. Le divorce à consentement mutuel. La fin de la répertoration de l'homosexualité comme une maladie (non génétique à l'époque). Même George Pompidou avait  compris le changement de 68.
Alors revenir avant 1968, pour quelqu'un qui pense que les conservateurs sont du côté des socialistes, ça me ferait marrer si ce n'était pas aussi dangereux.
On l'a compris. Sarkozy ne sera pas le président de tous les français.
Ainsi va la démocratie.

Ps : un des slogans de mai 1968 était "l'imagination au pouvoir" et l'on comprend pourquoi Nicolas Sarkozy déteste à ce point mai 1968. D'imagination, il en est dépourvu. Lui qui refuse de se remettre en question. Lui qui n'imagine même pas qu'on l'on puisse perpétrer des horreurs sans que cela puisse être génétique. Avec Nicolas Sarkozy nous aurons le président de la république le moins capable d'imaginer que les choses ne se déroulent pas comme prévu. Par conséquent, la France risque de se réveiller avec le président le plus dogmatique qui soit.

Posté par 2007sanssarko à 15:08 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires sur En mai, jusqu'à maintenant, tu faisais ce qu'il te plaisait.

    Légèrement au-dessus de Sivach, plus connu sous le nom de mer putride

    Écoutez, vous, tous les docteurs qui auscultez la beauté tentatrice,
    ses dents, ses ongles, son poil, sa peau, sa langue et sa traitre queue qui heureusement la trahit,
    et, car ce n'est pas tout, le plus beau vient,
    en persévérant à la tirer du néant pour en montrer les formes, percevez,
    oui, percevez, en plein milieu du juste milieu des choses, percevez immédiatement comment jouir, quelle abnégation, de cet astre plein de pus, de carbone et d'ammoniac, avec une agilité à sidérer tous les animaux de la jungle!
    S'ils avaient des genoux, ils traceraient des sillons d'où naissent églises, mosquées, synagogues et tous les palais et paradis fiscaux qui les jouxtent. Cette positivité inexplicable, qui, quand le chemin jusqu'au puits de la vérité semble long, permet au penseur extra, las, de s'asseoir, en vue de la prochaine étape, c'est le côté aristotélicien du néant. Je vous abandonne ce détail qui jure et hurle d'être ainsi malmené, pour en revenir à une vue plus distanciée du vivre-ensemble.

    Mon corps, héros, athlète, marteau, patron-modèle emporté par notre temps qui tente de prendre son élan, dit,
    oui dit,

    Posté par valentini, 13 janvier 2012 à 13:33 | | Répondre
  • (lire la suite sur lapetiteguerre.overblog.com)

    Posté par valentini, 13 janvier 2012 à 13:34 | | Répondre
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