26 février 2007

Les paraphes un par un des parrains imparables.

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Pendant trois semaines, on ne va parler que de ça. Pourront-ils se présenter ? Surtout lui. Lui, il en parlera quotidiennement. Lui, il dénoncera un complot par jour différent. Le PS, L’UMP, De Villiers, Les Francs Maçons, les Juifs etc. tous, tous auront fait pression sur les maires pour ne pas donner leur signature à Jean-Marie Le Pen. C’est couru d’avance. Comme en 2002. Et si jamais, comme par un des plus grands hasards, il les a ses signatures, et bien il aura été à l’affiche pendant trois semaines.

Et les autres ? Les autres, rament aussi. Cinq candidats seulement sont assurés de participer à l’élection : Royal, Sarkozy, Bayrou, Buffet, et Laguiller si ses promesses se transforment en signatures.

Deux minuscules candidats affirment aussi les avoir :

Jean François Allenbach, candidat fédéraliste qui prétend sur son site avoir 737 promesses. Vu qu’il donne le décompte département par département, on s’aperçoit que ses promesses proviennent de 18 départements alors que 30 départements minimum doivent être représentés (et 50 par département au maximum), donc, Allenbach ne sera logiquement pas candidat.

Rachid Nekkaz, candidat je ne sais pas quoi, revendique 521 promesses. On demande à voir.

Pour l’instant, Voynet, Besancenot, Bové, De Villiers, Le Pen, Dupont-d’Aignant, Lepage, Nihous, représentant à vue de nez plus de 30% des suffrages ne sont pas assurés d’être présents au premier tour.

C’est particulièrement scandaleux. Que ce barrage soit adoubé par un professeur de droit m’importe peu. Que pendant 3 semaines et plus, parties de bluff, escroquerie urgente de Nicolas Miguet et autres coups bas, décompte à rebours des précieux paraphes rythment l’actualité de la campagne, masquant impunément le fond, tout ça est simplement grotesque. Et le tout risque de ne nous faire passer pour un pays anti-démocratique.

Que dirait-on en effet si un candidat présent au second tour de l’élection présidentielle n’a pas le droit de se présenter le scrutin suivant ?

Il n’y avait qu’une seule modification à faire pour sauvegarder un barrage sans tomber dans le ridicule : ne pas rendre public le nom des signataires.

On ne refait pas l’histoire.

Il y aura de la perte, c’est évident.

Un Le Pen absent c’est la gabegie assurée. Il est capable de faire voter Laguiller pour « faire pêter » le système. Présent, après 3 semaines de pub gratuites, il pourrait réitérer son exploit de 2002.

On pourrait aussi, après l’engouement pour Nicolas Hulot, n’avoir aucun candidat écologiste : superbe ironie.

Ça me fait penser à l’acharnement qu’ont eu les Américains à garder leur système de vote qui a tant été contesté en 2000 lors de la première « élection » de Georges W Bush.

Il ne manquerait plus que l’on soit obligé de recompter les bulletins le soir du 6 mai pour parfaire cette impression de cafouillage.

Posté par 2007sanssarko à 19:26 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires sur Les paraphes un par un des parrains imparables.

  • et les chiraquiens!

    le comble est que la menace de le pen au 2e tour a joué pour faire coucher les chiraquiens, eux aussi au 2e tour.

    résultat: peut etre aucune des tendances finalistes de 2002 ne seront présentes au 1er tour de 2007.

    Posté par Martin P., 27 février 2007 à 14:34 | | Répondre
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